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L’églantine et le muguet, de Danièle Sallenave : des fleurs pour l’islam !

Publié le 15 janvier 2019 - par

 

L’académicienne Danièle Sallenave vient de publier un livre dédié à sa région natale, à ses parents instituteurs laïcs et à la République. Elle y critique notamment « une frange très combative de néo-conservateurs qui a choisi de réveiller ces traits négatifs dans une surenchère de laïcité et de nationalisme identitaire. » (Quatrième de couverture).

Pour quelqu’un qui a toujours défendu la laïcité, c’est plutôt paradoxal !
Elle nous parle aussi d’un fantasme : la peur de l’islam !
Selon l’écrivain, la France s’est réincarnée dans la « question musulmane » : « associée au fantasme d’une immigration non contrôlée, et dramatisée par la série d’attentats qui ont ensanglanté notre sol, où des musulmans étaient impliqués, elle nourrit nos peurs, pervertit le dialogue social, empoisonne le débat politique. »
Y a-t-il des attentats où les musulmans ne soient pas impliqués ? L’emploi de des (déterminant indéfini) à pour but d’atténuer le nombre, voire d’en faire une exception.

Parler de fantasme indique que la réalité est autre, que nous sommes dans l’illusion et que l’immigration musulmane ne pose aucun problème ! Les Français seraient donc victimes de leurs fantasmes et bons pour une psychanalyse !

Du fantasme à la réalité

En effet, est-ce le fantasme des attentats qui nourrit nos peurs ou les attentats eux-mêmes ? D. Sallenave poursuit : « s’éveillent ou se réveillent des questions politiques, sociales, religieuses qu’on croyait oubliées. Des choix datant des guerres coloniales, notamment la guerre d’Algérie. Mais aussi à gauche se manifestent un républicanisme pur et dur, un nationalisme identitaire, un universalisme abstrait fermé à toute revendication d’appartenance. Une surenchère de laïcité, où s’illustre une droite qui l’avait bien souvent bradée. Ce retour aux « fondamentaux » républicains est-il la seule et la meilleure réponse aux défis d’aujourd’hui ? » Nous demande-t-elle sans rire.

Danièle Sallenave qui a toujours appartenu à la gauche laïcarde, est soudain prise d’un repentir. Elle sous-entend qu’il serait bon d’assouplir notre laïcité un peu rigide (elle doit se réjouir des projets de Macron concernant la loi de 1905 !) Et notre républicanisme itou parce que les musulmans ont bien le droit de pratiquer leur religion, non ? Les prières de rues, le voile pour les femmes (elle qui se dit féministe), le qamis pour les barbus, le halal dans les cantines et ailleurs, la prolifération des mosquées où l’on prêche la violence djihadiste, toutes les entorses à cette laïcité qu’elle a défendue violemment lorsqu’il s’agissait des catholiques et de l’enseignement privé catholique, seraient acceptables dès lors qu’il s’agit de l’islam.

Danièle Sallenave a un vrai penchant pour l’islam. Elle nous l’avait démontré en signant un texte avec d’Edgard Morin et de Sami Naïr, « Israël-Palestine : le Cancer », qui traduit l’aveuglement, le simplisme et la mauvaise foi sans borne de ces trois ambassadeurs de la paix et qui manifestent tant d’indulgence pour le terrorisme. En un tour de plume, le crédit à mettre au compte des Juifs qui trouvaient enfin une patrie : terre de leurs ancêtres dont ils avaient été chassés, s’est inversé. De victimes de la Shoah, ils sont devenus « le peuple sûr de lui et dominateur » dont parlait de Gaulle. Et les Palestiniens, les nouveaux Juifs persécutés.

L’Islam une religion minoritaire ?

« L’islam est en France une religion minoritaire, hors d’état d’imposer sa loi à la France comme le fut le catholicisme depuis la révocation de l’Édit de Nantes (1683) jusqu’aux lois de 1905. En faisant de nos compatriotes issus de l’immigration un danger pour notre « identité chrétienne », ces catholiques « born again » commettent donc une erreur grave, et un double coup de force : ils réduisent la France à ses « racines chrétiennes », et ils imposent de la « question musulmane » une interprétation purement religieuse. Et, là encore, ils rejoignent ces républicains purs et durs qui veulent convaincre la société et les politiques que nous devons poser en termes exclusivement religieux une question qui, fondamentalement ne l’est pas. »

Notons au passage un oubli de taille : la Révolution française et le génocide vendéen dont furent victimes les catholiques. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs !

Faut-il avoir peur de l’islam ? Absolument pas car c’est une religion minoritaire, prétend-t-elle ! Elle doit posséder des données que nous ignorons puisque dans notre pays il est impossible de connaître les chiffres exacts de l’immigration. Mais si elle ouvrait les yeux elle verrait que depuis vingt ans, le paysage citadin s’est enrichi d’un nombre croissant de musulmans qui du reste font tout pour se rendre visibles !

Les catholiques : le coup de force !

À supposer que notre pays soit encore fondamentalement catholique, Danièle Sallenave semble oublier les prises de positions du Pape. Dans un chapitre de son livre, Yves Mamou écrit : « Le pape François et les technocrates de la commission européenne ont un point en commun. Ils ont passé les racines chrétiennes de l’Europe par pertes et profits.
L’UE se veut multiculturaliste et ne reconnaît aucune antériorité religieuse au christianisme. » Il y a là de quoi contenter quelqu’un qui a une phobie des catholiques.

Tous les Français ne sont pas catholiques pratiquants, peu s’en faut ! Mais D.Sallenave leur donne un pouvoir de nuisance exorbitant. Par ailleurs, elle oublie les athées qui eux ne se réjouissent pas forcément d’une immigration musulmane revendicatrice.

Quand Danièle Sallenave affirme bien imprudemment que l’islam est « incapable d’imposer sa loi à la France, on se demande : sur quelle planète vit-elle ? A-t-elle entendu parler des zones de non-droit ? Ces banlieues où les caïds et autres imams font régner leur loi ; où médecins, postiers, pompiers, policiers n’entrent plus ? Selon l’aveu même du président Hollande, une partition s’est engagée et risque de faire tache d’huile. Plus récemment, Gérard Colomb faisant le même constat, s’est empressé de quitter le navire gouvernement…

Selon elle, le coup de force viendrait donc des catholiques qui réduisent la France à ses « racines chrétiennes » ! On croit rêver ! Les églises sont vides, des chapelles sont vendues pour être transformées en appartements ; pendant ce temps, les chrétiens d’Orient vivent sous la menace des attentats, et sont en voie de disparition. Rappelons que c’est pour complaire aux musulmans que l’Europe a lâchement renoncé à ses racines. D’autre part, faire porter aux seuls catholiques la responsabilité du rejet de l’islam est hautement fantaisiste ! Est-elle au courant de la situation imposée à nombre de Juifs qui en viennent à quitter la France et faire leur alya tant l’insécurité devient pour eux quotidienne et invivable ?

A-t-elle entendu parler des meurtres de Juifs : Illan Halimmi, les enfants de l’école juive Ozar Hatora de Toulouse, l’Hyper Casher, Sarah Halimmi défenestrée après avoir été sauvagement frappée et Mireille Knoll, assassinée par un gentil musulman qu’elle connaissait et recevait chez elle depuis son plus jeune âge ? Sans oublier les agressions qu’on ne compte plus à Sarcelles et ailleurs. Mais peut-être pense-t-elle que c’est l’inévitable réponse au sort des Palestiniens ?
Notre académicienne semble ignorer que l’islam est non seulement une religion mais aussi un pouvoir politique totalitaire. Elle qui critique de façon obsessionnelle et sans danger le catholicisme, ignore ou veut ignorer qu’un musulman ne peut être athée ou embrasser une autre religion ; qu’il appartient, dès sa naissance, à la Oumma, communauté des croyants, et que tout apostat risque la mort. Mais visiblement madame Sallenave ne s’intéresse pas à ces détails.

L’intégration, voilà la solution !

Les vieux schémas ont la vie dure ! Et Danièle Sallenave s’y ressource avec délice : « L’intégration est d’abord d’ordre économique et social. Nos concitoyens musulmans issus de la colonisation et de l’immigration post-coloniale n’appartiennent pas dans leur majorité, aux couches les plus favorisées de notre société. Et c’est l’échec ou les retards de l’intégration qui les orientent alors vers des revendications d’identité ethnique ou religieuse ». Comprenez que nous les jetons dans les bras de l’islam par notre incapacité à les intégrer !

Et de poursuivre : « Il est plus commode d’accuser leur attachement à une religion « obscurantiste » que de s’interroger sur notre passé colonial et la situation économique et sociale qui leur est faite. Il faut donc renverser la question. Quand comprendrons-nous que la part de responsabilité n’est pas égale entre ceux qui sont en voie d’intégration et le pays où ils s’intègrent ? La réussite de l’intégration est entre nos mains : c’est prendre un risque mortel que de rejeter certains de nos concitoyens vers le refuge d’une identité religieuse, l’identité islamique, à l’heure où dans le monde l’islam se perd dans leurs dérives fondamentalistes. »
Voilà, c’est dit : l’homme blanc au passé colonial a encore frappé ! C’est à lui qu’on demande des comptes ! Plus de cinquante ans après l’indépendance, l’Algérie nous envoie ses ressortissants – oserais-je dire s’en débarrasse, incapable qu’elle est de donner du travail et un avenir à ses jeunes. Mais pour Danièle Sallenave, la colonisation se poursuit chez nous, sous d’autres formes perverses, notamment en les maltraitant comme au temps de la colonisation.

La France n’accueille-t-elle pas les ressortissants des anciennes colonies avec leurs familles (nombreuses voire polygames, bien que ce soit interdit par la loi française), ne leur leur offre-t-elle pas des aides sociales et la double nationalité comme cela n’a jamais existé auparavant ? Ne bénéficient-ils pas de logements sociaux, d’allocations familiales substantielles vu le nombre d’enfants par famille ? Prenons l’exemple des milliards dépensés pour réhabiliter les banlieues depuis des dizaines d’années. Ont-ils servi  puisqu’il faut sans cesse recommencer ? Reconnaissons-le, leur sort est atroce et c’est sans doute pour cette raison qu’ils viennent toujours plus nombreux ! Nous comprenons mieux pourquoi ils se jettent dans les bras de l’islamisme ! Et les convertis, dans quelle case les range-t-elle ?

Ce cliché, usé jusqu’à la corde n’honore pas une personnalité qui siège dans le fauteuil de cette vénérable institution qu’est l’Académie française. Il est étrange que jamais ne soit posée la question qui nous brûle : comment se fait-il que des pays souverains depuis des dizaines d’années et qui possèdent des richesses naturelles : gaz, pétrole, minerais etc., soient dans l’incapacité de nourrir, de donner du travail et de l’espoir à leur population ? L’indépendance qu’ils ont gagnée – et l’Algérie est un exemple édifiant, n’a-telle servi qu’à exporter leur population chez l’ancien colonisateur ?

Mais pour Danièle Sallenave et d’autres qui se repaissent de notre passé colonial, la France doit payer, encore et encore car elle est responsable de l’avant, du pendant et de l’après la colonisation !

Un tel raisonnement induit que les anciens colonisés qui fuient leurs pays libérés ne sont en rien responsables de leur vie ; s’ils ont des gouvernements corrompus c’est la faute de la France. Par ailleurs D. Sallenave oublie une chose : les pays musulmans sont aussi sous la coupe des extrémistes ; aurait-elle oublié le GIA et le FIS qui ont sévi en Algérie de 1992 à 1999, faisant des centaines de milliers de morts algériens ? Et en Afrique, où Boko Aram, ce cancer, livre une guerre sans fin aux populations chrétiennes et musulmanes enlevées et massacrées, les jeunes filles violées. Mais cela ne tourmente pas D. Sallenave car chez elle, l’indignation est sélective et elle ne peut avoir qu’une origine : la colonisation. Elle devrait pourtant regarder du côté des pays qui n’ont pas connu cette tache indélébile. La Suède, la Norvège… Ont-ils réussi à intégrer les populations musulmanes ? Non, pas plus que chez nous.
Si une minorité s’est intégrée, une majorité toujours plus nombreuse refuse d’accepter nos lois, de s’y plier ; elle revendique toujours plus ouvertement de se conformer aux lois de la Charia : tantôt c’est le burkini sur les plages, tantôt c’est le refus de certains élèves d’étudier la Shoah ou de suivre des cours de sciences naturelles ou encore d’accepter la mixité dans les piscines.

Certes, pour comprendre ce phénomène, il faudrait s’intéresser de près à cette religion dont l’académicienne semble totalement ignorante. Plutôt que de ruminer les poncifs de la gauche, elle devrait lire le Coran, regarder ce qu’il se passe dans le monde, s’imprégner de la nature conquérante de cet islam qui fait obligation à tout musulman, où qu’il soit, de pratiquer sa religion et elle seule, et de combattre les mécréants. Elle devrait lire les textes de l’OCI (organisation de la coopération islamique avec sa branche culturelle l’ISESCO) qui explique, noir sur blanc, sans fard et sans détour que les musulmans se trouvent dans les pays d’accueil pour y rester et imposer leur vision du monde dictée par le Coran. En clair cela signifie que beaucoup vivront en saprophyte dans les pays occidentaux et qu’ils imposeront leurs exigences religieuses et culturelles.

Ajoutons qu’ils n’adhèrent pas à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen telle qu’elle a été adoptée par les pays occidentaux ; ils sont obligés de se conformer à celle concoctée par les pays musulmans en référence exclusive à la charia.

La colonisation responsable jusqu’à la fin des temps !

Danièle Sallenave est restée fixée à la colonisation comme une moule à son rocher, c’est à dire à la vision primaire qu’elle s’en fait. C’est pour elle le crime absolu dont il faut se repentir jusqu’à la fin des temps. Quel mépris pour des peuples qui ont conquis leur « indépendance » et qu’elle traite comme des sous-développés à qui l’on doit toujours assistance.

Comment les immigrés venant de toute l’Europe ou de l’Asie ont-ils fait ? Ils n’ont rien demandé, ont travaillé dur, ont appris le français et ont adopté notre mode de vie, ce qui ne les empêchait pas de garder dans leur cœur un coin du pays d’origine !
En récusant toute responsabilité dans le sort qui est le leur, elle dévoile sa pensée cachée : ces gens sont à jamais soumis à la victimisation d’une part et à Allah. Le mieux- être économique est un faux problème. Il faudrait surtout s’interroger sur le désir de s’intégrer de ces populations dans leur majorité. La religion musulmane interdit de vivre autrement qu’en bon musulman. Et vivre en bon musulman c’est vivre selon la loi islamique. Cette évidence est proclamée par les responsables musulmans eux-mêmes.
Danièle Sallenave feint de croire que le problème de l’intégration est essentiellement économique. La religion musulmane serait un retour du refoulé de la colonisation car selon elle, « c’est prendre un risque mortel que de rejeter certains de nos concitoyens vers le refuge d’une identité religieuse, l’identité islamique, à l’heure où dans le monde l’islam se perd dans des dérives fondamentalistes. »

Les « dérives fondamentalistes », dont elle parle n’ont rien de dérives ; elles sont l’application à la lettre du Coran. Toujours dans l’ignorance de son sujet, elle ne sait pas que le djihad contre les mécréants est un devoir pour tout musulman, à qui l’on répète depuis sa naissance que l’islam est la seule vraie religion et qu’elle doit se répandre dans le monde entier. L’aveuglement de cette intellectuelle de gauche est à l’image de celui de nos gouvernants qui détournent leur regard du vrai sujet pour nous faire avaler la pilule de l’immigration. Il suffit d’écouter ce que disent les ex-musulmans eux-mêmes qui, au risque de leur vie, ont rompu avec le dogme pour savoir à quoi s’en tenir.

Ainsi Waleed Al-Husseini :« Dans leur majorité, les Français continuent de justifier le comportement des musulmans, quelle que soit la violence, l’attribuant naïvement à la pauvreté, à la marginalisation, au poids de l’Histoire ou encore à la politique d’immigration. Ils refusent de scruter la question avec une approche plus logique, prenant en compte les dimensions anthropologiques, politiques et religieuses. Plus dangereux sont encore les tenants de « l’union nationale » résultant de l’intégration aussi inexistante qu’utopique ».

Le schéma bien rôdé auquel D. Sallenave en appelle de façon obsessionnelle n’est plus opérationnel dans le contexte actuel – d’ailleurs l’a-t-il jamais été ? Car nous avons affaire ici à une lutte de civilisation et non une lutte de classes et à un nouvel impérialisme. Mais toujours arc-boutée à ses vieux poncifs, elle s’interroge :
« L’islam d’aujourd’hui s’enfonce dans un fondamentalisme obscurantiste, c’est un fait. Mais l’horreur légitime qu’inspirent les attentats djihadistes ne doit pas nous faire oublier, cependant, que la religion n’en est peut-être que le prétexte. Et occulter ce que le sursaut mortifère d’un islam décadent doit à la poursuite mondiale de l’impérialisme. »

Un tel déni de la réalité conduit à l’absurdité !

Encore une fois, le mobile de l’action djihadiste, des attentats, ne peut être qu’une réponse à une oppression : l’impérialisme. D. Sallenave se cache derrière son petit doigt et ne peut se résoudre à regarder l’islam pour ce qu’il est : une entité religieuse et politique qui veut dominer le monde et où « le djihad et le terrorisme portent le même sens en dépit des efforts déployés par les musulmans pour les dissocier et les différencier. Le terrorisme n’est pas un phénomène nouveau en islam, puisqu’il a constitué le principal outil d’expansion de l’État islamique depuis Mahomet ».

L’impérialisme islamique est inenvisageable pour l’académicienne car il vient mettre en échec le schéma bien rôdé de son mantra.
Dans le journal La Croix du 22 mars 2018, Danièle Sallenave ne recule devant aucune contradiction : selon elle, « la laïcité, en faisant le vide, n’aiderait pas les musulmans à trouver leur place. »

Comme c’est fâcheux ! Naturellement ce n’est pas aux musulmans de s’adapter à nos mœurs, nos lois, mais c’est à nous de réviser notre laïcité à laquelle elle est prête à faire quelques entorses pourvu que ce soit bon pour les musulmans. Et pour enfoncer le clou : « La laïcité se détruit elle-même si elle devient anti-religieuse… Elle fait des musulmans un bloc sans nuances, elle oublie que la religion est pour certains (comme s’ils avaient le choix !) un refuge et la seule réponse face aux difficultés économiques et sociales de l’intégration. Si la question sociale s’efface derrière la question religieuse, nous risquons d’accréditer la thèse d’un « choc des civilisations » qui se nourrit de la situation explosive au Moyen-Orient. »

Inutile de tourner autour du pot : le choc des civilisations c’est le conflit israélo-palestinien. Évidemment si Israël faisait un effort pour accepter le droit au retour des Palestiniens tout irait pour le mieux puisqu’Israël n’existerait plus. Son petit voyage en Palestine ne lui a sans doute pas permis d’entendre les thèses du Hamas.
Donc avec la loi de 1905 il faut mettre la pédale douce car si on enlève aux musulmans la seule chose de bonne qu’il leur reste : la religion, ils n’auront plus rien à quoi se raccrocher !

Ne pas jeter de l’huile sur le feu !

C’est ce que préconise, non sans prudence, notre écrivain : « Je partage entièrement l’inquiétude que provoque la radicalisation de certains jeunes. Mais arrêtons de jeter de l’huile sur le feu. La liberté de conscience, l’égalité des sexes ne sont pas négociables/ mais parviendra-t-on à défendre ces valeurs par la force, par des lois d’interdiction, des sanctions ? »
La quadrature du cercle en effet !

Il faut reconnaître que si nous ne pouvons user de lois, de sanctions et de la force, que nous reste-t-il pour remettre de l’ordre républicain dans ce qui n’est pas négociable selon Danièle Sallenave ? Un vrai casse-tête chinois ! Que reste-t-il alors de la République si chère à son cœur ? Pas grand-chose. Sinon tous les accommodements déraisonnables qui mènent aux territoires perdus de la République.

Nous avons pourtant la preuve qu’il faut cesser de traiter les musulmans comme la nation la plus favorisée parce qu’elle profite de notre faiblesse pour imposer ses propres lois. Danièle Sallenave ne peut ignorer que les revendications musulmanes vont à l’encontre de nos modes de vie, de nos mœurs et de nos lois et enfin de la laïcité. Il n’y a pas une laïcité soft pour les uns et dure pour les autres.

Mais selon elle, il faut payer encore et toujours la colonisation tant honnie en nous assignant à devenir à notre tour des colonisés dans notre propre pays. Et c’est bien ce qu’il est en train d’advenir. Comme le dit justement Shmuel Trigano, parlant des anciens colonisateurs: « …bien qu’ils aient depuis fort longtemps procédé à la décolonisation, (ils) se retrouveraient en situation de colonisateurs dans leur propre pays et envers des populations pourtant déjà décolonisées et nationales (mais qui n’ont pas assumé la charge de l’indépendance de leur peuple et ont suivi l’ancien colonisateur dans son repli sur la métropole). Tel est le verdict du « post-colonialisme », frère jumeau du multiculturalisme. La nation est ainsi campée comme un colonialisme domestique envers des étrangers qui devraient être des citoyens immédiats, sans passer par l’adhésion à un pacte national. Nous ne sommes plus alors dans le domaine du « contrat social ».

Et de fait, puisque les musulmans sont appelés à ne reconnaître qu’un seul contrat : celui de la Charia.
Mais rassurons-nous, notre académicienne fait un pari : le pari d’une République généreuse ! « L’enjeu est de recomposer un espace commun. Il faut que toute la place soit faite à la mémoire coloniale, à celle des luttes sociales. Il nous faut réinventer une République égalitaire, juste et sociale ».

Ce n’est pas un espace commun que nous construirons ; pour cela il faudrait, comme du temps où la République était une et indivisible, que les populations musulmanes inscrivent leur vie dans nos lois et coutumes : celles du pays d’accueil. Mais nos élites intellectuelles, pour beaucoup d’entre elles, et nos dirigeants politiques ont opté pour le « vivre-ensemble » et le multiculturalisme auxquels les Français de souche, à qui on n’a pas demandé leur avis, sont sommés de se plier faute de quoi ils seront poursuivis pour intolérance, racisme et islamophobie… Ceux qui échapperont aux procès pour propos déviants deviendront étrangers dans leur propre pays si toutefois ils ne périssent pas dans un attentat.

Evelyne Tschirhart

 

Source : https://ripostelaique.com/leglantine-et-le-muguet-de-daniele-sallenave-des-fleurs-pour-lislam.html

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