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Menace des néo-nazis

5 octobre 2018

 

Plus que jamais, l'alerte de l'association UNADIF-FNDIR, depuis 4 ans, pour s'élever contre l'abstention de la France et des Pays européens lors du vote d'une résolution de l'ONU intitulée "lutte contre la glorification du nazisme" est pleinement justifiée. Les gouvernants européens doivent se positionner avec clarté sur ce sujet.
Malgré l'action d'une association allemande, seuls 50 (en moyenne annuelle sur 18 ans) repentis néo-nazis se déradicalisent.

 

L’Allemagne Face à la menace des néo-nazis


L’Allemagne compte, selon les statistiques officielles, 25 000 militants néo-nazis actifs dont la violence va croissant des punks, des SDF, des policiers et bien sûr des étrangers : la liste des victimes des milieux néo-nazis depuis la Réunification allemande s’est subitement allongée. Après huit ans de recherches, les journaux Tages- spiegel et Zeit ont recensé deux fois plus de meurtres que les autorités : 169 victimes au lieu de 83 « officielles ». 61 autres morts sont suspectes mais n’ont pu être formellement attribuées aux skinheads, hooligans et autres nationalistes.


Le chiffre ne surprend pas Bernd Wagner, ancien commissaire de police, fondateur de l’association Exit : « La violence est consubstantielle à ces milieux, elle est même glorifiée ! Toute leur vie est conditionnée par l’adoration aveugle de quelque chose de supérieur, la race ou le peuple. Tout ce qui est en dehors de cette vérité est considéré comme ennemi. » Bernd Wagner a été plusieurs fois menacé de mort, une fausse bombe est parvenue à son domicile. Il faut montrer patte blanche pour le rencontrer dans ses bureaux berlinois, barricadés derrière un portail métallique. L’association Exit se protège pour poursuivre sa mission : aider les néo-nazis à tourner le dos à leur passé.


La fête sous des croix gammées


C’est à eux de faire le premier pas, de montrer leur motivation d’en sortir. Exit les soutient : « Nous les aidons à changer de nom ou d’adresse si leur vie est en danger. Nous travaillons sur leur biographie pour comprendre comment ils en sont arrivés là, mais c’est à eux de s’inventer une nouvelle personnalité. »


Le pari semble réussi pour Falk, fiché militant néo-nazi pendant sa jeunesse, qui peut aujourd’hui se promener sans arrière-pensées dans les quartiers multiculturels de Berlin. « Cela m’est à peu près égal de croiser une femme juive ou une femme portant le niqab. » À 28 ans, Falk, papa depuis trois mois et ambulancier, n’a plus rien à voir avec celui qui faisait la fête sous des drapeaux à croix gammées.


L’association Exit l’a aidé à ouvrir les yeux sur ses propres contradictions : « Bernd Wagner m’a posé des questions qui me trottent encore dans la tête, comme : peut-on être anticapitaliste et aller au McDonald ? »


Tiraillé par le doute, lassé des coups qu’il prenait et donnait, Falk s’est déradicalisé. Il continue de payer le prix de ce qu’il appelle une erreur de jeunesse : « Récemment, j’ai croisé un ancien camarade qui m’a menacé. Des “antifas” ont découvert où j’habitais, ils m’ont attendu en bas de chez moi pour me casser la figure. Pour certains extrémistes de gauche, être néo-nazi un jour, c’est l’être toute sa vie. Mais je ne me laisse pas abattre. »


En dix-huit ans d’activité, Exit a extrait plus de 900 personnes des milieux néo-nazis. Quinze repentis seulement sont retombés dans l’extrémisme, de droite, de gauche ou islamiste.

Menace des néo-nazis
Menace des néo-nazis
 
 

SOURCE

  Journal L'ALSACE

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